Le musée des Arts décoratifs à Paris célèbre les 100 ans de l’Art déco
A travers son exposition « 1925-2025 Cent ans d’Art Déco », le MAD célèbre une période foisonnante, portée par une soif de nouveauté, de vitesse et de liberté.
Né dans les années 1910, ce mouvement touche tous les domaines de la création : mobilier, mode, joaillerie, arts graphiques, architecture, transports. Il se distingue par des formes géométriques stylisées, des lignes pures et une ésthétique structurée, associant matériaux industriels – acier, cuivre, aluminium – et savoir-faire d’exception.
Son vocabulaire décoratif est immédiatement reconnaissable : corbeilles et guirlandes de fleurs, bestiaire spécifique, figures géométriques tel l’octogone, utilisation de bois précieux comme l’ébène ou le palissandre, matières rares et techniques sophistiquées comme le galuchat, l’ivoire, le parchemin ou la laque.
L’exposition nous plonge au cœur de la création des Années folles et de ses chefs-d’œuvre patrimoniaux. Les grands magasins et leurs ateliers jouent alors un rôle déterminant dans la diffusion de l’Art déco, proposant un large éventail d’objets destinés à une clientèle en quête de modernité. Les prix demeurent toutefois élevés, révélant les limites de cette démocratisation et les réflexions sur la fabrication en série.
Parmi les grandes figures de ce mouvement, l’exposition réunit des oeuvres d’Eileen Gray, de l’ébéniste Jacques-Emile Ruhlmann, du décorateur Jean-Michel Franck, du maître laqueur Jean Dunand et de l’ébéniste Clément Mère. Chaque pays y affirme sa propre lecture de l’Art déco, puisant dans son histoire esthétique et son identité culturelle pour en proposer une intérprétation singulière.
C’est grâce aux affichistes que ce style conquiert véritablement l’espace public et se révèle au plus grand nombre. L’affiche publicitaire connaît alors un véritable âge d’or : l’image devient construite, architecturée, presque monumentale. Les figures ne sont plus réalistes mais idéalisée, incarnant une modernité conquérante.
Le point culminant de l’expositions est la scénographie consacrée au projet de renaissance de l’Orient Express. La marque a confié à l’architecte Maxime d’Angeac la conception du train de demain. Ce projet dépasse la simple évocation patrimoniale : il s’agit d’un véritable manifeste de design industriel où chaque contrainte technique est anticipée et intégrée avec précision.
Matières, finitions, partis pris esthétiques : tout y témoigne d’une exigence rare. Ce projet illustre avec éclat la capacité du design industriel le plus ambitieux à dialoguer avec les métiers d’art les plus pointus.
En parcourant cette exposition, je me suis dit : voilà pourquoi je fais ce métier.
Depuis bientôt dix ans, avec RENÉE PARIS, je mets en lumière les savoir-faire français d’excellence auprès des Maisons de Luxe et des architectes d’intérieur. Je reconnais un geste, une technique, une signature. Je traduis le travail des artisans d’art en solutions concrètes pour des projets d’exception.
À mon échelle, avec passion et détermination, je contribue à la pérennisation des métiers d’art français.
Si vous souhaitez intégrer authenticité, exigence et singularité dans vos projets, je serais heureuse de vous accompagner.
Echangeons autour de votre projet sur mesure





























